L'agenda des concerts

 

Salve virgo

chant grégorien et chant médiéval

 

 

dimanche 1er octobre 2017 à 15 heures 

en l'église Saint-Martin de Sillegny (Moselle)

à l'invitation de l'association La Sixtine de la Seille

 

 

Dans ce nouveau programme Salve virgo, les six chanteuses du pupitre féminin de la Scola Metensis proposent de découvrir les plus belles et les plus célèbres pièces grégoriennes du répertoire marial, dans une interprétation renouvelée à partir des sources manuscrites dont les premières remontent au Xe siècle.

 

La Scola Metensis chantera aussi des inédits du Moyen Âge lorrain, comme les très beaux chants à la Vierge transcrits des manuscrits liturgiques de Metz et de Verdun. Les flamboyantes monodies de Hildegard de Bingen († 1179), les virtuoses polyphonies des XIIe et XIIIe siècles et quelques motets des XIVet XVe siècles, ouvrant sur la Renaissance, complètent le programme.

 

 

 

Leo, papa romanorum

concert-diaporama

 

 

 dimanche 24 septembre 2017 à 16 heures

à l'Arsenal de Metz (Moselle)

Salle de l'Esplanade

 

avec François Marthouret, récitant

 

et la participation de Cristina Alís Raurich à l'orgue portatif médiéval

 

 

Leo, papa romanorum : « Léon, pape des Romains » est le début d'une hymne en plain-chant célébrant le pape musicien, né en Lorraine en 1002 : Bruno, évêque de Toul est un chantre-compositeur remarqué avant d’accéder à la plus haute sphère de l’Église, sous le nom de Léon IX. Il fut très apprécié pour ses mélodies merveilleuses, au style attachant, à mi-chemin entre le grégorien « classique » et les créations de Hildegard de Bingen.

 

Dans ce concert-diaporama, le plain-chant de Léon IX, les polyphonies de son époque et les pièces pour organetto alternent avec le récit de sa vie telle que la relate Wibert de Toul, son ami poète et archevêque.

 

 

 

Ermesinde

concert-spectacle

 

Codex Manasse

 

samedi 8 juillet 2017 à 20 heures

en la basilique Saint-Hubert (Belgique)

dans le cadre du 60e Festival de musique de Saint-Hubert

 

 

Quatre chantres de la Scola Metensis participent au spectacle musical autour d'Ermesinde († 1247), comtesse de Luxembourg et fondatrice du monastère de Clairefontaine. À leur programme : des pièces grégoriennes et des chants d'Hildegard de Bingen.

 

 

  

Florilège estival

chant grégorien et polyphonies médiévales

 

 

 

samedi 1er juillet 2017 à 20 heures

en l'église Saint-Maximin à Metz (Moselle)

dans le cadre des Rendez-vous de l'été

 

 

Attachée à faire revivre le chant grégorien né à Metz au VIIIe siècle, la Scola Metensis découvre dans ce répertoire ancien des couleurs, un dynamisme et une force d’expression insoupçonnés. Omniprésent dans la vie quotidienne au Moyen Âge, rythmant la journée, la semaine et l’année, le chant grégorien est aussi porteur des valeurs de justice et de concorde que les empereurs carolingiens ont voulu propager.

 

Un florilège estival en forme de va-et-vient constant entre la monodie grégorienne et la polyphonie qui jaillit de ce fertile terreau musical pour se répandre dans toute l’Europe, du IXe  au XVIe  siècle.

 

 

 

Légendes célestes

 

 

 

dimanche 11 février 2018 à 16 heures

en l'église Saint-Victor de Guyancourt (Yvelines)

à l'invitation de la Ferme de Bel Ébat

 

dimanche 19 mars 2017 à 16 heures

en l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains de Metz (Moselle)

dans le cadre de la Saison de Musique ancienne de l'Arsenal

 

 

Légendes célestes : ce nouveau programme de la Scola Metensis, qui reprend le titre d'un ouvrage du XIXe siècle, permet de faire entendre, dans la forme souple du florilège, de fort belles pièces rarement chantées aujourd'hui. Ces chants viennent du culte des saints, oubliés ou célèbres, historiques ou légendaires ; ils sont composés par d'illustres musiciens-poètes du Moyen Âge tels le pape lorrain Léon IX († 1054), le grand chantre parisien Adam de Saint-Victor († vers 1146) ou l'abbesse rhénane visionnaire Hildegarde de Bingen († 1179). 

 

Époque d'épanouissement et d’équilibre après l'an mil, les XIIe et XIIIe siècles sont fertiles en inventivité musicale. Chants à grands intervalles sur des poésies raffinées, architectures sonores à plusieurs voix se développant avec la construction des cathédrales... jamais jusqu’alors n’avaient cohabité des styles musicaux aussi différents.

 

 

 

In Natale Salvatoris

 

 

lundi 26 décembre 2016 à 16 heures

en l'église Saint-Louis de Strasbourg (Bas-Rhin)

 

jeudi 29 décembre 2016 à 20 heures

en l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains de Metz (Moselle)

dans le cadre de la Saison de Musique ancienne de l'Arsenal

 

 

Pour son concert de Noël 2016, la Scola Metensis chante d'amont en aval, partant de ses habituelles terres grégoriennes pour explorer le répertoire issu du chant messin, dit grégorien, dans la suite des siècles : tropes et séquences, conduits et motets polyphoniques regorgeants de poésie et d'invention musicale avec aussi le plain-chant du XIIIe siècle tel qu’il se trouve noté dans le Bréviaire de la cathédrale de Metz.

 

 

 

Novembre et décembre 2016

 

 

 samedi 26 novembre 2016 à 20 heures

en l'église Saint-Pierre de Thionville (Moselle)

participation chantée au spectacle musical Irmengarde de Volkrange

 

dimanche 27 novembre 2016 à 10 heures

en l'église Saint-Maximin, rue Mazelle à Metz (Moselle)

Plain-chant et plein-jeu

avec Philippe Delacour à l'orgue

dans le cadre des Matinales de l'Avent

 

dimanche 27 novembre 2016 à 16 heures

en l'église Saint-Louis à Strasbourg (Bas-Rhin)

Chants liturgiques d'Orient et d'Occident

dans le cadre du Festival de la Saint-Martin

 

dimanche 4 décembre 2016 à 15h30

en l'église Saint-Jean-Baptiste de Contz-les-Bains (Moselle) 

Concert de l'Avent

avec Laurent-Martin Schmit à l'orgue

 

 

Beatus Martinus

 

 

dimanche 13 novembre 2016 à 16 heures

en l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains de Metz (Moselle)

 dans le cadre de la Saison de Musique ancienne de l'Arsenal

 

 

Saint Martin de Tours, né en 316, il y a 1700 ans, est un saint extrêmement populaire en Europe depuis le haut Moyen Âge. L'iconographie chrétienne le représente à cheval, coupant de l'épée son manteau pour en donner la moitié à un pauvre sur la route d'Amiens. Son biographe Sulpice Sévère († 420), qui fut son disciple et son ami, nous décrit le parcours exemplaire de ce soldat converti, moine évangélisateur, évêque contre son gré, voyageur infatigable et auteur de miracles qui firent de son tombeau à Tours un lieu de pèlerinage très fréquenté.

 

La Scola Metensis explore l'abondant répertoire liturgique dédié à l'apôtre des Gaules, des sources pré-grégoriennes aux compositions du Moyen Âge tardif, avec aussi quelques chants extraits de manuscrits messins et lorrains.

 

 

 

Chants pour la Paix

 

 

dimanche 23 octobre 2016 à 16 heures

à l'Arsenal de Metz, salle de l'Esplanade

dans le cadre des Journées Européennes de la Culture Juive

 en partenariat avec le Forum Culturel Autrichien

 

 

 Concert plurilingue par l'Ensemble Brauer & Meiri de Vienne

et la Scola Metensis.

 

 

« Citoyens du monde, Timna Brauer et Elias Meiri tracent des itinéraires enchanteurs pour mettre en lumière la richesse d’un patrimoine universel aux influences diverses pour exprimer une même quête de beauté et de paix. Leur répertoire reflète le patrimoine culturel de la tradition juive, où l'araméen se mêle à l'hébreu, où le judéo-yéménite côtoie le yiddish.

 

Ce concert unique est spécialement conçu pour Metz avec le concours de la Scola Metensis. À une ou plusieurs voix, en dialogue dans des langues anciennes, cette rencontre est voyage dans un univers musical exigeant et coloré, mêlant joie sereine et tonalités plus graves qui bouleversent, puis font espérer : rayon de lumière, langage d’amour et de paix dans un monde ébranlé. »

 

 

 

Chant grégorien et chant médiéval

 

 

dimanche 25 septembre 2016 à 16 heures

en la basilique Sainte-Barbe (Moselle)

dans le cadre de la célébration de son cinquième centenaire (1516 - 2016)

 

 

 

Pax aut bellum

chant grégorien, motets médiévaux et renaissants

 

logo du CEGM

 

dimanche 31 janvier 2016 à 16 heures

en l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains à Metz (Moselle)

 dans le cadre de la Saison de Musique ancienne de l'Arsenal

 

dimanche 24 avril 2016 à 18h15

en l'église protestante de Haguenau (Bas-Rhin)

à l'initiative du Moment musical de Haguenau

 

vendredi 27 mai 2016 à 20h30

en l'église Saint-Antoine de Bar-le-Duc (Meuse)

dans le cadre de Musiques en nos murs

 

samedi 2 juillet 2016 à 20 heures

en l'église Saint-Maximin, rue Mazelle à Metz

dans le cadre de Metz en fête

 

samedi 3 septembre 2016 à 20h30

en l'église Saints-Pierre-et-Paul d'Ottmarsheim (Haut-Rhin)

dans le cadre du Festival Voix et Route romane d'Alsace

 

avec la participation d'Alban Thomas

 à l'organetto et au clavicythérium

 

 

Sur le logo du Centre d'Études grégoriennes de Metz, qui fête cette saison le quarantième anniversaire de sa création, une colombe au rameau d'olivier, symbole de paix depuis la plus haute antiquité, dont on peut voir l'original au Musée de notre ville sur un fragment d'épitaphe du IVe siècle.

 

Pax aut bellum - La Paix ou la guerre - tel est le titre de ce concert, florilège de chants grégoriens et médiévaux, avec quelques échappées vers la Renaissance. Le programme s’ouvre sur la vision de paix d’une Jérusalem idéale, faite de pierres vivantes — vision sublimée dans les compositions de l’abbesse rhénane Hildegarde de Bingen († 1179) et des maîtres de l’École Notre-Dame de Paris (XIIIe  s.). Au Deus sabaoth, Dieu des armées des premiers Hébreux, se substitue le Rex pacificus, Roi qui construit la paix, chanté à Noël.

 

Au tumulte des gens d’armes, aux accents guerriers d’une Bataille de Janequin († 1558) répondent les sonorités oubliées de l'organetto et du clavicythérium dans des versets improvisés en alternance avec le plain-chant ou dans des pièces spécifiques pour ces claviers anciens.

 

 

 

Vetera sed nova

chant médiéval et motets contemporains

 

cathédrale de metz-vitraux de Villon

 

dimanche 13 mars 2016 à 16 heures

en l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains à Metz (Moselle)

dans le cadre de la Saison de Musique ancienne de l'Arsenal

 

avec la participation de l'ensemble vocal Métamorphoses

Gabriel Baltes, direction

 

 

Une fin de saison festive pour le quarantième anniversaire du Centre d'Études grégoriennes de Metz : la Scola Metensis et l'ensemble vocal Métamorphoses se retrouvent avec bonheur pour un nouveau dialogue passé - présent, confrontant le répertoire grégorien et polyphonique médiéval à quelques belles pages sur les mêmes textes latins, voire les mêmes mélodies, de compositeurs des XXe et XXIe siècles, tels Villa-Lobos, Nystedt, Gjeilo et Busto.

 

 

Au programme :

séquence Ave mundi spes Maria

extrait du CD Chants des Trois Évêchés


Cantantibus organis 

chant grégorien, musiques médiévales et renaissantes

 

 

dimanche 15 novembre 2015 à 17 heures

en l'église Saint-Louis de Neuf-Brisach (68)

dans le cadre de la  

8e Saison Internationale de Musique Sacrée et d’Orgue d’Alsace

 

dimanche 22 novembre 2015 à 16 heures

en l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains de Metz (57)

dans le cadre de la Saison de Musique ancienne de l'Arsenal

 

 

avec la participation d'Alban Thomas

à l'organetto et au clavicythérium

 

 

En 535, la Passio sanctæ Cæciliæ nous relate l'histoire poétique et légendaire de la vie de Cécile, jeune vierge romaine martyrisée vers 230, qui fut parmi les saintes les plus vénérées de l'Église primitive.

 

Les chants liturgiques médiévaux au programme de ce concert s'inspirent de cet ancien récit. Autour de Cécile gravitent d'attachants personnages : son époux Valérien, qui respectera son vœu de virginité, et son frère Tiburce, ainsi que le saint évêque Urbain, banni de Rome, se cachant parmi les tombeaux.

 

Le texte de la pièce grégorienne Cantantibus organis a valu à Cécile de devenir la patronne des musiciens au XVe siècle et a inspiré à la Renaissance des compositeurs tels Palestrina, Lassus ou Marenzio. 


 

 

Florilège estival

chant grégorien et polyphonies médiévales

 

Livre d'Heures de Metz

 

samedi 19 septembre 2015 à 20h30

en l'église Notre-Dame à Mont-devant-Sassey (Meuse)

 

samedi 4 juillet 2015 à 20 heures

en l'église Saint-Maximin à Metz (Moselle)

dans le cadre de Metz en fête

 

 

Attachée à faire revivre le chant grégorien né à Metz au VIIIe siècle, la Scola Metensis découvre dans ce répertoire ancien des couleurs, un dynamisme et une force d’expression insoupçonnés. Omniprésent dans la vie quotidienne au Moyen Âge, rythmant la journée, la semaine et l’année, le chant grégorien est aussi porteur des valeurs de justice et de concorde que les empereurs carolingiens ont voulu propager.

 

Un florilège estival en forme de va-et-vient constant entre la monodie grégorienne et la polyphonie qui jaillit de ce fertile terreau musical pour se répandre dans toute l’Europe, du IXe  au XVIe  siècle.

 

 


Orgue et plain-chant baroque

 

Église Notre-Dame-Metz

 

dimanche 19 avril 2015 à 16 heures

en l'église Notre-Dame de l'Assomption de Metz (Moselle)

 

à  l'occasion du 350e anniversaire

de la pose de la première pierre de l'église

 

avec Philippe Delacour à l'orgue Cavaillé-Coll

 

plain-chant baroque et œuvres de Couperin, Raison et La Feuillée

 

 


In terra aliena

chant grégorien et chant médiéval

 

Psautier-British Library-Harley 60 f°70

 

dimanche 22 mars 2015 à 16 heures

en l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains à Metz (Moselle)

dans le cadre de la saison de Musique ancienne de l'Arsenal

 

avec la participation de Cristina Alís Raurich

à l'orgue portatif médiéval

 

 

Quomodo cantabimus canticum Domini in terra aliena ?

 

Le point de départ de ce nouveau programme de la Scola Metensis est le monumental et poignant offertoire grégorien Super flumina Babylonis sur les paroles du psaume 136. Ce psaume de deuil et de révolte évoque le désespoir des chantres-musiciens du Temple de Jérusalem exilés à Babylone au VIe siècle avant notre ère : ils ont suspendu leurs instruments aux arbres, ils ne chanteront pas en terre étrangère.

 

Les récits de l'Ancien Testament vont constamment de la détresse à la joie et nombreuses sont les pièces grégoriennes qui chantent l'attente des jours meilleurs, la confiance inébranlable en la parole donnée et le bonheur du retour.

 

Le psaume Super flumina Babylonis a ému les générations, inspirant les musiques les plus diverses, de Palestrina à nos jours.

 

 


O ignee spiritus

monodies de Hildegard von Bingen et polyphonies médiévales

Hildegard von Bingen-manuscrit de Lucques

 

dimanche 11 janvier 2015 à 16 heures

en l'église Saint-Victor de Guyencourt (Yvelines)

à l'invitation de la Ferme de Bel Ébat

 

avec Géraldine Asselin et Nathalie Hanrion, récitantes


et la participation de Cristina Alís Raurich

à l'orgue portatif médiéval

 

 

« Ô Souffle de Feu » : tel est l'incipit qui ouvre une hymne monumentale de Hildegarde de Bingen (1098-1179), première femme compositeur de l'histoire de la musique. Cette abbesse des bords du Rhin impressionna son siècle par ses visions et la profondeur de sa théologie. Guérisseuse, elle a transmis sa science des plantes et des aromates. Poète et musicienne, elle a composé des chants liturgiques audacieux et virtuoses pour son monastère double, moines et moniales, du Disibodenberg.


La Scola Metensis restitue ces chants, au latin sonore fortement imagé et aux fascinantes mélodies en spirale, avec toutes les finesses ornementales des notations manuscrites qu'Hildegarde a elle-même supervisées.


Un petit orgue portatif ponctue la trame narrative de son contrepoint improvisé et des polyphonies des XIe et XIIe siècles complètent le programme.

 

 

Lapidaverunt Stephanum

chant grégorien et chant médiéval 

 

Lapidation de saint Étienne-KB 135L20 f°114v

 

vendredi 26 décembre 2014 à 16 heures

en l'église Saint-Louis à Strasbourg (Bas-Rhin)

 

dimanche 28 décembre 2014 à 16 heures

en l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains à Metz (Moselle)

dans le cadre de la saison de Musique ancienne de l'Arsenal

 

 

Lorsqu'Attila et sa horde de Huns mettent à sac la cité de Metz lors de la veillée pascale du 7 avril 451, massacrant les prêtres au pied des autels, le seul sanctuaire miraculeusement épargné est un oratoire dédié à saint Étienne. Cet édifice connaît dès lors une grande popularité, accueillant le siège de l'évêque et devenant la première cathédrale de Metz.

 

Dans le calendrier liturgique, la fête de saint Étienne, patron de notre cathédrale, apparaît au 26 décembre dès la fin du IVe siècle. Dès le lendemain de Noël, après le premier cri du nouveau-né de Bethléem, résonnent les cris de haine et de fureur des lapidateurs d’Étienne, le diacre protomartyr.

 

Les chants en son honneur sont remarquables par leur intensité dramatique et leur richesse expressive. Chants vocalisés de la messe, antiennes et répons de l'office, transcrits de manuscrits messins du Xe au XIVe siècle, alternent avec les hymnes anciennes et les séquences de Notker de Saint-Gall († 912) et d'Adam de Saint-Victor († 1146), les polyphonies médiévales du XIIe au XVe siècle offrant leur inventive poésie et leur foisonnant contrepoint.

 

 

Charlemagne et le chant messin

concert diaporama

Chantres sur la plaque d'ivoire du musée de Francfort

 

dimanche 5 octobre 2014 à 16 heures

Salle de l'Esplanade à  l'Arsenal de Metz (Moselle)

dans le cadre de la saison de Musique ancienne 

 

concert expliqué et diaporama

 

avec Pierre-Édouard Wagner, conservateur en chef du patrimoine (e. r.)

 

 

En décembre 805, dans le capitulaire de Thionville, Charlemagne ordonne que dans tout l’Empire franc, nul ne soit chantre s’il ne s'est formé à l'École de Metz. Ce rôle majeur dévolu aux écoles de la cathédrale de Metz est donc voulu par l'empereur.

 

 

Tout commence deux générations plus tôt, lorsque Pépin, couronné en 751, charge l’évêque de Metz Chrodegang de renouveler la liturgie dans toutes les églises de son royaume. Metz devient alors le lieu où est expérimentée une nouvelle manière de chanter : la cantilena metensis que beaucoup plus tard on nommera « chant grégorien ».

 

En ce 1200e anniversaire de la mort de Charlemagne, le médiéviste Pierre-Édouard Wagner et la Scola Metensis rappellent et illustrent les liens de la dynastie carolingienne avec la cité de Metz.

 

 

 

O ignee spiritus

monodies de Hildegard von Bingen et polyphonies médiévales

 

Hildegard von Bingen-manuscrit de Lucques

 

dimanche 21 septembre 2014 à 15 heures

en l'église de Redange (Grand-Duché de Luxembourg)

dans le cadre du Festival Musique dans la Vallée

 

samedi 12 avril 2014 à 19 heures

au Musée national du Moyen Âge à Paris

dans le cadre des Concerts du soir

 

dimanche 23 février 2014 à 16 heures

Salle de l'Esplanade à  l'Arsenal de Metz (Moselle)

dans le cadre de la saison de Musique ancienne 

 

avec Marie-Christine Barrault, récitante

 et Alban Thomas à l'organetto

 

 

« Ô Souffle de Feu » : tel est l'incipit qui ouvre une hymne monumentale de Hildegarde de Bingen (1098-1179), première femme compositeur de l'histoire de la musique. Cette abbesse des bords du Rhin impressionna son siècle par ses visions et la profondeur de sa théologie. Guérisseuse, elle a transmis sa science des plantes et des aromates. Poète et musicienne, elle a composé des chants liturgiques audacieux et virtuoses pour son monastère double, moines et moniales, du Disibodenberg.

 

La Scola Metensis restitue ces chants, au latin sonore fortement imagé et aux fascinantes mélodies en spirale, avec toutes les finesses ornementales des notations manuscrites qu'Hildegarde a elle-même supervisées.

 

La comédienne Marie-Christine Barrault incarne cette femme hors du commun qui n’hésitait pas à sermonner l’empereur Frédéric Barberousse et dont les conseils de santé naturelle sont encore suivis de nos jours.

 

Un petit orgue portatif ponctue la trame narrative de son contrepoint improvisé et des polyphonies des XIe et XIIe siècles complètent le programme.

 

 

Canticum canticorum

le Cantique des cantiques dans le répertoire médiéval

 

Cantique des cantiques-Munich-Bayerische Staatsbibliothek-Blockbuch-vers 1469

 

dimanche 31 août 2014 à 16h30

en l'église Notre-Dame de Charmes-la-Côte (Meurthe-et-Moselle)

à l'invitation de l'Association des Amis de Saint-Fiacre

 

dimanche 6 avril 2014 à 16 heures

en l'église Saint-Martin de Corny (Moselle)

 

dimanche 23 juin 2013 à 15 heures

en l'église Saint-Calixte à Pontpierre (Moselle) 

à l'invitation des Amis de l'orgue Dalstein-Haerpfer

 

samedi 12 mai 2012 à 19 heures

au Musée national du Moyen Âge à Paris

dans le cadre des Concerts du soir

 

dimanche 6 mai 2012 à 16 heures

en l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains à Metz

dans le cadre de la saison de Musique ancienne de l'Arsenal

 

 

Un texte surprend par sa présence dans l’Ancien Testament : c’est le célèbre Cantique des cantiques, un des plus beaux poèmes d’amour de par le monde, étonnant de sensualité. Il se présente sous la forme de huit chants alternés entre un bien-aimé, appelé le roi ou Salomon, et sa bien-aimée la Sulamite, belle jeune fille à la peau noire.


Lu dans un sens figuré par les clercs du Moyen Âge, le Cantique baigne de poésie de nombreux chants pour la Vierge. Né à Jérusalem et à Éphèse, nourri des récits apocryphes, le culte de Marie se développe à Rome et en Occident au VIsiècle. Il atteint une ampleur impressionnante au XIIsiècle. La Vierge monte à côté du Christ sur les tympans des églises romanes. On ne compte plus les sanctuaires qui lui sont dédiés. La musique foisonne avec la multiplication des fêtes et des offices, jusqu’aux fastueuses polyphonies du XVsiècle, à travers toute l’Europe.

 

 

Tempus æstatis

chant grégorien et chant médiéval pour le Temps de l'Été

 

Calendrier juillet-août-British Library-King's 9 f°8v-9

 

samedi 5 juillet 2014 à 20 heures

en l'église Saint-Maximin de Metz (Moselle)

dans le cadre de Metz en Fête

 

 

Le chant grégorien, né à Metz sous les Carolingiens, célèbre avec éclat les fêtes du calendrier. Pour Metz en Fête 2014, les chantres de la Scola Metensis explorent le vaste corpus de chant médiéval destiné aux mois d’été, du sobre dépouillement de la monodie paléochrétienne aux savants entrelacs polyphoniques des motets du XVIe siècle.

 

 

Tempus quadragesimæ

chant grégorien et chant médiéval pour le Temps du Carême

 

Carême-Londres-British Library-ms Royal 6 E VII-f°500-vers 1360

 

dimanche 30 mars à 16 heures

en l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains à Metz (Moselle)

pour la saison de Musique ancienne 2013-2014 de l'Arsenal de Metz 

 

 

Le mot latin quadragesima a donné le mot français Carême et désigne le temps de quarante jours pendant lequel les chrétiens se préparent à Pâques, la plus grande fête de l'année liturgique. Le Carême fut institué vers la fin du IVe siècle. Avant cette date, le rit romain fait état d'un jeûne de trois semaines, dont la dernière - la Semaine sainte - tout entière centrée sur le rejeu de la Passion, est la plus ancienne.

 

La profusion mélodique du répertoire grégorien en Carême a de quoi surprendre : traditionnellement, l'éthique de cette longue préparation à Pâques est fondée sur l'invitation à mener une existence frugale. Or comme pour soutenir l'effort de limitation, et en manière de compensation, les pièces chantées de ce temps liturgique sont plus que jamais abondantes et variées.

 

Les dimanches font entendre les compositions les plus vastes et les plus anciennes dont le trait, longue psalmodie abondamment ornée du soliste, chantée « d'un seul trait » sans reprise. Genre caractéristique de la tradition orale, le trait remplace en Carême l'alléluia et donne un cachet particulier au style musical de la grande Quarantaine.

 

 

In Tempore adventus

chant grégorien et chant médiéval

 

Premier dimanche de l'Avent-manuscrit de Saint-Gall

 

samedi 7 décembre 2013 à 20 heures

en l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains à Metz (Moselle)

pour la saison de Musique ancienne 2013-2014 de l'Arsenal de Metz 

 

dimanche 8 décembre 2013 à 16 heures

en l'église Saint-Gengoult à Briey (Meurthe-et-Moselle)

 

 

Dès le haut Moyen Âge, les livres de chant suivent le déroulement de l'année liturgique - le circulum anni - et s'ouvrent sur le premier dimanche de l'Avent, dont les tout premiers chants débutent par la lettre A, symbole d'un commencement absolu.

 

On trouve dans les Gaules au Ve siècle un Avent de six semaines avant le 25 décembre qui s'est peu à peu réduit à quatre dimanches. Les rites de l'Avent ont remplacé les préparations païennes aux fêtes du solstice d'hiver, s'appropriant le symbolisme des jours diminuant puis renaissant.

 

À partir des acquis de la musicologie contemporaine, la Scola Metensis va vers Noël en dix siècles d'histoire du chant liturgique, du répertoire le plus archaïque du soliste au répertoire polyphonique des XIIIe et XIVe siècles.

 

 

Le Pape & l'Abbesse

  chants de Léon IX et Hildegard de Bingen,

chant cistercien et polyphonies médiévales.

  

Léon IX-Hildegard von Bingen

 

samedi 23 novembre 2013 à 20h30

en l'église Saint-Luc de Nitting (Moselle)

dans le cadre du Festival Musique et peinture 2013

 

dimanche 6 octobre 2013 à 16 heures

en l'église Saint-Maurice de Domgermain (Meurthe-et-Moselle)

à l'invitation des Amis de l'orgue de l'église Saint-Maurice

 

samedi 25 mai 2013 à 19 heures

au Musée national du Moyen Âge à Paris

dans le cadre des Concerts du soir

 

dimanche 10 février 2013 à 16 heures

en l'église Saint-Dagobert à Longwy (Meurthe-et-Moselle)

dans le cadre des Dimanches en musique

 

dimanche 3 février 2013 à 16 heures

en l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains à Metz (Moselle)

dans le cadre de la Saison de Musique ancienne de l'Arsenal

 

 

Né en Lorraine en 1002, Bruno, évêque de Toul puis pape sous le nom de Léon IX, incite à mettre au jour ce qui reste de ses compositions musicales. Chantre remarqué avant d’accéder aux plus hauts postes de l’Église, il fut apprécié pour ses mélodies merveilleuses, essentiellement composées pour des saints honorés en Lorraine. Leur style est attachant, à mi-chemin entre le grégorien « classique » et les créations de Hildegard de Bingen.

 

Née en Rhénanie en 1098, Hildegard, abbesse de feu qui a éclairé tout le XIIsiècle de son œuvre théologique et visionnaire, laisse un corpus de monodies liturgiques audacieuses et virtuoses, faisant d’elle la première femme compositeur de l’histoire de la musique. À la lumière des notations manuscrites qu’elle a elle-même supervisées, les scholistes messins restituent toutes les finesses rythmiques et ornementales de ces chants d’ample tessiture et aux textes riches d’images poétiques fortes.

 

À l’âge d’or roman en Europe se côtoient des expressions musicales très contrastées. Aux exubérances de Hildegard répond la simplification du chant grégorien initiée par les « moines gris », premiers cisterciens venus à Metz pour retrouver la pureté du chant originel de l’Église. Les manuscrits polyphoniques de l’École de Saint-Martial de Limoges sont abondamment diffusés ainsi que les nova cantica, chants nouveaux, tropes et séquences qui résonnent dans les églises romanes aux foisonnants tympans sculptés.

 

Au programme :

Fulgebat in venerando

répons de Léon IX (1002-1054) pour la Saint-Grégoire

d'après le bréviaire de la Cathédrale de Metz (XIIIe s.)

extrait du CD Chants des Trois Évêchés

 

 

Chants d'été

du Moyen Âge à la Renaissance

 

Manuscrit-Travaux des champs

 

dimanche 25 août 2013 à 16 heures

en la collégiale Saint-Étienne de Gorze (Moselle)

 

mardi 9 juillet 2013 à 20h30

en l'église Saint-Maximin à Metz

dans le cadre de Metz en Fête

 

 

Dans le vaste corpus de chant liturgique pour les mois d’été, trois personnages se détachent, très vénérés au Moyen Âge : Marie-Madeleine, amie et disciple du Christ, fêtée le 22 juillet, l’apôtre Jacques, fêté le 25 juillet, et Marie, la Vierge-mère, dont l’Assomption est fêtée le 15 août.

 

Le chant grégorien, élaboré à Metz entre 754 et 850, devient à son tour le point de départ de chants nouveaux : tropes, séquences, organums, motets... qui circulent et se diffusent à travers l’Europe grâce aux fondations de monastères et aux pèlerinages, dont le plus célèbre est celui de saint Jacques à Compostelle.

 

Au programme du concert pour le grand apôtre, quelques monodies et polyphonies du Codex Calixtinus, livre du pèlerin de Compostelle du XIIesiècle ; pour Marie-Madeleine, hymnes, répons et antiennes en son honneur, qui racontent l'épisode du parfum répandu ; pour la Vierge, des chants transcrits de manuscrits lorrains (Metz et Verdun), des antiennes d'Hildegard de Bingen, des motets à plusieurs voix de l’École Notre-Dame de Paris et en aval, des motets renaissants alternant monodie et polyphonie.

 

Au programme : 

séquence Ave mundi spes Maria

extrait du CD Chants des Trois Évêchés

 

 

In Tempore paschali

chant grégorien et polyphonies médiévales

 

 

Résurrection-Livre d'heures de Metz

 

dimanche 7 avril 2013 à 16 heures

en l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains à Metz (Moselle)

dans le cadre de la Saison de Musique ancienne de l'Arsenal

 

 

La Pâque est une fête juive que les chrétiens reprennent à l’emplacement de l’équinoxe de printemps. Au cours des premiers siècles, l’année liturgique se construit par ajouts successifs autour de la fête de la Résurrection avec le projet délibéré d’effacer les célébrations païennes.

 

Dans le Haut Moyen Âge, c’est de Pâques à Pentecôte, un immense dimanche de cinquante jours. On y chante les pièces les plus joyeuses et les plus exubérantes du répertoire grégorien. L’alléluia, cri d’acclamation des Hébreux, vient les fleurir de ses infinies guirlandes sonores. Une manne pour la Scola Metensis qui crée ce nouveau programme, mêlant chants célèbres et chants retrouvés, des hymnes printanières du Vsiècle aux majestueuses polyphonies du XVsiècle.

 

 

In Tempore Nativitatis

  chant grégorien et chant médiéval 

 

 

Scola Metensis-Noël 2012

 

jeudi 20 décembre 2012 à 10 heures

concert scolaire à Saint-Pierre-aux-Nonnains à Metz (Moselle)

dans le cadre de la Saison Arsenal Jeune public

 

vendredi 28 décembre 2012 à 20 heures

à Saint-Pierre-aux-Nonnains à Metz

dans le cadre de la Saison de Musique ancienne de l'Arsenal

 

avec la participation d'Alban Thomas

à l'organetto et au clavicythérium

 

In memoriam Christian-Jacques Demollière

co-fondateur de la Scola Metensis

 

 

Les fêtes du Temps de Noël apparaissent au cours du IVe siècle pour combattre les fêtes païennes du solstice d’hiver, célébrées à Rome le 25 décembre et en Égypte le 6 janvier. La fête de la Naissance du Christ-Soleil et de son Épiphanie est accueillie avec ferveur par les Églises occidentales et orientales en butte aux hérésies. Lorsque plus tard Rome fête elle-même le 6 janvier, elle y transfère le souvenir de l’adoration des rois païens, qui en devient le thème central, tandis qu’elle garde au 25 décembre la naissance et l’adoration des bergers. Après le VIIe siècle, la fête de Noël fut dotée d’un jour octave au 1er janvier où l’on évoque la maternité de Marie ou la circoncision. Le cycle s’achève, quarante jours après la naissance, par la fête de la Présentation au Temple : rencontre de Siméon, vieillard usé d’attente, et du nouveau-né porteur de tous les espoirs.

 

Le répertoire chanté du Temps de la Nativité s’enracine dans le vieux fonds paléochrétien. Mis en valeur par les timbres variés des scholistes messins, les chants syllabiques alternent avec les chants vocalisés, les perles rares avec les mélodies fameuses. Issus du chant grégorien dans la suite des siècles, les tropes, conduits et motets polyphoniques viennent fleurir et solenniser les cérémonies.

 

Au programme :

Adorna Sion thalamum

hymne de Pierre Abélard (1079-1142)

Scola Metensis et Alban Thomas au clavicythérium

Enregistrement en public du 28 décembre 2012

 

 

Le chant des manuscrits lorrains

  chant grégorien, chant médiéval et polyphonies renaissantes

 

 

Scola metensis-Chants des manuscrits lorrains

 

 

dimanche 21 octobre 2012 à 11 heures

à la Bibliothèque intercommunale d'Épinal-Golbey (Vosges) 

 

 

Scola Metensis-Chants des manuscrits lorrains

 

 

dimanche 23 septembre 2012 à 17 heures

à la Bibliothèque municipale de Saint-Mihiel (Meuse)

 

 

De l’École de Metz du IXsiècle à la Chapelle ducale de Nancy du XVIe siècle, ce concert-création de la Scola Metensis permet de parcourir sept siècles de musique vocale en Lorraine. La Renaissance carolingienne, avec en continu le règne tranquille du chant grégorien, voit se diffuser dans toute l’Europe ce chant né à Metz en trois générations, de 754 à 850. À partir du IXsiècle des chants nouveaux se greffent sur le vieux fonds messin-grégorien : tropes et séquences débordant de poésie, premières polyphonies sobres ou raffinées, jusqu’aux vastes constructions sonores de la Renaissance des humanistes.

 

Le programme du concert puise dans le très riche répertoire du chant liturgique de la grande province ecclésiastique des Trois Évêchés autour de Metz, Toul et Verdun, avec des inédits directement transcrits de plusieurs manuscrits exceptionnels. Ainsi, dans le fonds précieux de la bibliothèque d’Épinal, on trouve les compositions remarquables de Léon IX (1002-1054) qui fut chantre et évêque à Toul avant d’être élu pape. À Saint-Mihiel, le grand graduel enluminé de 1463 servit aux bénédictins de l’abbaye jusqu’au XVIIe siècle. Les mélodies de ce joyau du patrimoine musical lorrain, si elles n’ont guère d’originalité par rapport aux manuscrits traditionnels, présentent cependant des particularités intéressantes : variantes mélodiques ou psalmiques et chants spécifiques pour des saints honorés en Lorraine comme saint Arnould, saint Gorgon ou saint Airy.

 

Un motet de Mathieu Lasson († 1553), compositeur de la Chapelle ducale de Nancy, et une pièce anonyme à quatre voix, tirée du célèbre Chansonnier des Ducs de Lorraine, complètent le programme.

 

Marie-Reine Demollière, directrice de la Scola Metensis, guidera l’écoute en commentant les pièces chantées au fil du concert.

 

Au programme :

Gloria et honore

introït pour la Saint-Gorgon

extrait du CD Chants des Trois Évêchés

 

 

Concerts pour les Journées du Patrimoine

  chant grégorien et polyphonies médiévales

 

 

Scola Metensis à Avioth et Mont-devant-Sassey

 

 

samedi 15 septembre 2012 à 20h30

en l'église Notre-Dame à Mont-devant-Sassey (Meuse)

 

dimanche 16 septembre 2012 à 16 heures

en la basilique Notre-Dame d'Avioth (Meuse)

 

 

Aux sources de la musique occidentale, le chant grégorien, né en Lorraine au temps des Carolingiens, est un riche terreau d’inspiration pour les compositeurs à travers les siècles. La Scola Metensis, en formation quatuor pour ces concerts dans le cadre des Journées du Patrimoine, propose de découvrir les pièces grégoriennes dans une interprétation renouvelée à partir des premières sources musicales du Xe siècle.

 

Pour compléter le programme, des inédits du Moyen Âge lorrain, comme les très beaux chants à la Vierge d’un manuscrit de Verdun, de rares polyphonies du XIau XVe siècle, dont des faux-bourdons de Guillaume Dufay († vers 1474) et, ouvrant sur la Renaissance, des motets avec alternance de plain-chant de François Régnard († vers 1590).

 

 

O ignee spiritus

monodies de Hildegard von Bingen et polyphonies médiévales

 

 

Scola Metensis-concert Hildegard von Bingen-O ignee spiritus

 

 

vendredi 14 septembre 2012 à 20 heures

en la collégiale Saint-Rémy à Fénétrange (Moselle)

dans le cadre du Festival international de Musique de Fénétrange

 

avec Marie-Christine Barrault, récitante

et Norbert Pétry aux orgues historiques Wegmann

 

 

Ô Souffle de Feu : en parfaite adéquation avec la thématique des Élémentaires du festival de Fénétrange, ce concert-création évoque l’œuvre et la personnalité de Hildegard von Bingen (1098-1179), abbesse de feu qui a éclairé tout le XIIe siècle de son œuvre visionnaire, théologique et scientifique. Première femme compositeur de l'occident médiéval, elle écrit des chants liturgiques audacieux et virtuoses pour le monastère double, moines et moniales, du Disibodenberg en Rhénanie. La Scola Metensis en restitue toutes les finesses ornementales à la lumière des notations manuscrites que Hildegard a elle-même supervisées.

 

La comédienne Marie-Christine Barrault incarnera cette femme hors du commun qui n’hésitait pas à sermonner l’empereur Frédéric Barberousse ou les prélats de son temps, et dont les conseils de santé naturelle sont encore suivis de nos jours. Des polyphonies médiévales, les improvisations et les pièces d’orgue très anciennes de Norbert Pétry complètent le programme.

 

 

Le chant grégorien dans l'histoire

du chant paléochrétien à nos jours

 


Scola Metensis-concert Le Chant grégorien dans l'Histoire

 

 

samedi 8 septembre 2012 à 20 heures

en l'église Saint-Wendelin à Lierderschiedt (Moselle)

dans le cadre du Festival Euroclassic 2012

 

vendredi 13 juillet 2012 à 20 heures

en l'église Saint-Maximin à Metz (Moselle)

dans le cadre de Metz en fête

 

 

Trésor le plus ancien et le plus précieux de la mémoire musicale de l’Occident, le chant grégorien est né à Metz au temps de Charlemagne, fruit de la synthèse de deux répertoires paléochrétiens : le chant de Rome et le chant des Gaules franques. Après sa création à Metz en trois générations, de 754 à 850, le chant grégorien est diffusé dans toute l’Europe et devient un riche terreau d’inspiration pour les compositeurs à travers les siècles.

 

Dès la seconde moitié du IXsiècle apparaissent des chants nouveaux : tropes et séquences débordant de poésie, polyphonies sobres ou raffinées de l’École Saint-Martial de Limoges jusqu’aux vastes cathédrales sonores de l’École Notre-Dame de Paris et de l’Ars nova.


S’éloignant de son esthétique originelle à la Renaissance et à l’époque baroque, le chant grégorien est remis à l’honneur par les Romantiques, saisis d’un vif engouement pour le Moyen Âge. Depuis les premiers neumes manuscrits tirés de l’oubli par dom Guéranger à Solesmes, la recherche autour de ce répertoire se renouvelle et ne cesse de passionner aujourd’hui les chercheurs et le public.

 

Marie-Reine Demollière, directrice de la Scola Metensis, commentera les pièces chantées au fil du concert.

 

 

Concert pour l'Assomption

chants du XIIau XIVsiècle et pièces d'orgue

 

 

Scola Metensis-concert du 15 août 2012 à la cathédrale de Metz

 

mercredi 15 août 2012 à 17 heures

en la cathédrale Saint-Étienne de Metz

 

 

avec Marie-Reine Demollière et Annick Hoerner

de la Scola Metensis

et Olivier Wyrwas à l'orgue Renaissance

 

 

monodies et polyphonies mariales :

Hildegard von Bingen et manuscrits lorrains,

allemands et espagnols du XIe au XIVe siècle.

 

pièces d'orgue des XVe et XVIe siècles

d'Arnolt Schlick, Hans Kotter,

Francisco Fernández Palero, Antonio de Cabezón 

 

 

  La naissance de l'hymne

dans l'Occident latin

concert-conférence

 

 

Saint Ambroise-mosaïque du Ve siècle-Basilique de Milan
Mosaïque du Ve siècle-Basilique de Milan

 

 

dimanche 10 juin 2012 à 16 heures

en l'église Saint-Quentin à Scy-Chazelles (Moselle)

dans le cadre de l'exposition Europe en hymnes

organisée par le Conseil Général de la Moselle.

 

Une conférence de Gérard Nauroy,

ancien président de l'Université de Metz.
Avec les illustrations vocales de la Scola Metensis.

En partenariat avec l'Académie Nationale de Metz,

dans le cadre de ses conférences Hors les murs.

 

 

C’est l’histoire de la naissance de l’hymne chrétien dans l’Occident latin que cette conférence veut rappeler. L’hymne antique a d’abord été l’expression d’une liturgie païenne, en particulier lors des grands jeux panhelléniques à Olympie ou Delphes. Puis il a été adopté par les chrétiens dans leur propre liturgie, dès le Ier siècle dans l’Orient grec, plus tard dans le monde latin, avec Hilaire de Poitiers et Ambroise de Milan. Dans le combat contre l’arianisme, il joue le rôle d’une sorte de contre-feu, il est une manière populaire de rappeler l’enseignement de l’orthodoxie sur la nature du Fils de Dieu.

 

L’initiateur véritable de cette pratique hymnique est Ambroise : pendant la semaine sainte de 386, alors qu’une basilique de Milan est assiégée par les soldats de la Cour impériale pour y permettre la célébration du culte arien, l’évêque de Milan compose des hymnes qu’il fait chanter par les siens pour soutenir leur moral.

 

Aux Vet VIsiècles, on écrit des hymnes « à la manière d’Ambroise » (Prudence, Ennode), et c’est alors qu’apparaissent les premiers recueils d’hymnes à usage liturgique. Dans ce cadre, l’hymne est à la fois prière, célébration des grandes fêtes de l’année liturgique et exaltation des saints martyrs, associant à la fonction pédagogique de ses paroles le pouvoir psychagogique de la musique.

G. Nauroy

 

 

 

Canticum canticorum

le Cantique des cantiques dans le répertoire médiéval


Paradiesgärtlein (détail) - Maître de Francfort, vers 1410
Paradiesgärtlein (détail) - Maître de Francfort, vers 1410

 

 

dimanche 6 mai 2012 à 16 heures

en l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains à Metz

dans le cadre de la saison de Musique ancienne de l'Arsenal.

 

samedi 12 mai 2012 à 19 heures

au Musée national du Moyen Âge à Paris

dans le cadre des Concerts du soir.

 

 

Un texte surprend par sa présence dans l’Ancien Testament : c’est le célèbre Cantique des cantiques, un des plus beaux poèmes d’amour de par le monde, étonnant de sensualité. Il se présente sous la forme de huit chants alternés entre un bien-aimé, appelé le roi ou Salomon, et sa bien-aimée la Sulamite, belle jeune fille à la peau noire.


Lu dans un sens figuré par les clercs du Moyen Âge, le Cantique baigne de poésie de nombreux chants pour la Vierge. Né à Jérusalem et à Éphèse, nourri des récits apocryphes, le culte de Marie se développe à Rome et en Occident au VIsiècle. Il atteint une ampleur impressionnante au XIIsiècle. La Vierge monte à côté du Christ sur les tympans des églises romanes. On ne compte plus les sanctuaires qui lui sont dédiés. La musique foisonne avec la multiplication des fêtes et des offices, jusqu’aux fastueuses polyphonies du XVsiècle, à travers toute l’Europe.

 

 

Au programme :

Vidi speciosam

répons grégorien (extrait)

du CD Quand le chant grégorien s'appelait chant messin

 

 

Antologia italica

chants sacrés de l'Italie médiévale

 


Scola Metensis-Graduel de Sainte-Cécile du Trastévère, vers 1071
Chant de Rome : Graduel de Sainte-Cécile du Trastévère, vers 1071.

 

 

dimanche 1er avril 2012 à 16 heures

en l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains à Metz

dans le cadre de la saison de Musique ancienne de l'Arsenal.

 

 

Un axe relie Metz à l’Italie dont le point de départ est connu : entre 754 et 850, la fusion à Metz du répertoire liturgique des chantres francs du Nord-Est et de celui des chantres venus de Rome. Ce chant romano-franc, d’abord nommé chant de Metz (cantilena metensis) s’appellera définitivement chant grégorien. Sous l’impulsion autoritaire de Charlemagne, il éclipsera progressivement les répertoires régionaux du nord au sud de l’Italie.

 
Le chant milanais, appelé aussi ambrosien, est celui qui a le mieux résisté puisqu’il est encore chanté de nos jours au Duomo de Milan. Le chant de Rome, appelé quelquefois chant vieux-romain, persiste jusqu’au départ de la papauté pour Avignon au cours du XIIIe siècle. Dans le sud excentré des montagnes au-dessus de Naples, le chant de Bénévent est le plus archaïque des répertoires paléochrétiens italiens avec son nombre restreint de formules mélodico-rythmiques, ses vocalises à la fois ramassées et finement ciselées, caractéristiques des musiques non-écrites.

 

Un exemple de chant vieux-romain dans nos archives sonores.

 

 

Itinéraire médiéval

chant grégorien et polyphonies médiévales



Scola metensis à Saint-Maximin-Metz

 

dimanche 5 février 2012 à 15 heures

en l'église Saint-Calixte à Pontpierre (Moselle) 

à l'invitation des Amis de l'orgue Dalstein-Haerpfer

 

 

Aux sources de la musique occidentale, le chant grégorien, né en Lorraine au temps des Carolingiens, est un riche terreau d’inspiration pour les compositeurs à travers les siècles. La Scola Metensis, en formation quatuor pour ce concert, propose de découvrir les pièces grégoriennes dans une interprétation renouvelée à partir des premières sources musicales du Xe siècle.

 

Pour compléter le programme, des inédits du Moyen Âge lorrain, comme les très beaux chants à la Vierge d’un manuscrit de Verdun, de rares polyphonies du XIau XVIe siècle, dont des faux-bourdons de Guillaume Dufay († vers 1474) et, ouvrant sur la Renaissance, des motets avec alternance de plain-chant de François Régnard († vers 1590).

 

 

Au programme :

Ave Maria  (Prima pars)

motet de François Régnard († vers 1590)

 

Annick Hoerner (soprano), Marie-Reine Demollière (alto),

Raphaël Saur (ténor), Bruno Hoerner (basse).

 

 

 

Antologia germanica

chants sacrés de l'Allemagne médiévale et renaissante


Lorsch-Torhalle
Lorsch-Porte carolingienne

 

 

dimanche 13 novembre 2011 à 16 heures

en l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains à Metz

dans le cadre de la saison de Musique ancienne de l'Arsenal.

 

samedi 26 novembre 2011 à 19 heures

au Musée national du Moyen Âge à Paris

dans le cadre des Concerts du soir.

 

 

Aux VIIIe et IXsiècles, Pépin le Bref et Charlemagne ont imposé le chant grégorien élaboré à Metz (cantilena metensis) dans tout l’empire d’Occident. Ce vaste territoire disparaît au Xe siècle et sa partie orientale devient le Saint Empire romain germanique en 1157, sous le règne de Frédéric Barberousse. L’abbesse rhénane Hildegard von Bingen (1098-1176) était la conseillère, souvent virulente, de l’empereur mais elle est aussi la première femme compositeur de l’histoire de la musique. Elle laisse une œuvre atypique de monodies liturgiques, virtuoses et enflammées.

 

Des polyphonies médiévales à deux et trois voix, d'un manuscrit du XIIIIe siècle conservé à Wolfenbüttel (Basse-Saxe), témoignent des pratiques de l’École Notre-Dame de Paris dans les contrées germaniques.

 

Martin Luther (1483-1546), père fondateur de la Réforme protestante, traduisit la Bible en allemand, rapprochant ainsi le peuple des textes sacrés. Son influence fut déterminante pour toute une génération de compositeurs allemands, de Johann Walther (1496-1570) à Heinrich Schütz (1585-1672).

 

 

 Au programme :

Christ ist erstanden
premier cantique connu en langue allemande (XIIe s.)
version du Gesangbuch de Johann Leisentritt (1527-1586)

 

 

 

Florilège médiéval

 

 

Clervaux, Ardennes luxembourgeoises, photo Jean-Pol Grandmont
Clervaux, Ardennes luxembourgeoises, photo Jean-Pol Grandmont

 

 

  dimanche 23 octobre 2011 à 15 heures

en l'abbaye Saint-Maurice de Clervaux au Luxembourg

dans le cadre des Journées du chant grégorien

 

 

Aux sources de la musique occidentale, le chant grégorien, né à Metz au temps de Charlemagne, est un riche terreau d’inspiration pour les compositeurs à travers les siècles. La redécouverte du répertoire médiéval par les Romantiques a revivifié les textes latins millénaires et influencé les musiciens jusqu’à nos jours.

 

Ce concert de la Scola Metensis propose de découvrir les pièces grégoriennes dans une interprétation renouvelée à partir des premières sources messines du Xe siècle, ainsi que des inédits du Moyen Âge lorrain comme les très beaux chants à la Vierge d’un manuscrit de Verdun. De somptueuses polyphonies du XIe au XVIe siècle complètent le programme.

 

Christian-Jacques Demollière, directeur du Centre d’Études Grégoriennes de Metz, guidera l’écoute en commentant les pièces chantées au fil du concert.