La saison 2015-2016

Scola Metensis-Saint-Pierre-aux-Nonnains-Metz

 

 

La Scola Metensis donnera, comme tous les ans depuis 1989, trois concerts-créations dans la saison de Musique ancienne 2015-2016 de l'Arsenal de Metz, dans son cadre habituel de l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains, l'une des plus anciennes de France.

 

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La saison 2015-2016 sera particulière pour le Centre d'études grégoriennes de Metz, auquel est rattachée la Scola Metensis. Créé en octobre 1975, dans la dynamique suscitée à l'époque par le Congrès international de chant grégorien de Strasbourg, le Centre célèbre ses quarante ans d'existence.

 

L'étude, l'enseignement et la diffusion sont les principaux domaines d'activité de l'association. Mais ce sont les concerts et les enregistrements de la Scola Metensis, créée en 1987, qui touchent le public le plus large.

 

 

Sainte-Cécile-Alte Pinakothek de Munich
Alte Pinakothek de Munich, Maître du Retable de saint Bartholomée, vers 1490

 

 

L'ouverture de notre vingt-septième saison de concerts aura lieu le dimanche 22 novembre 2015 à 16 heures. En parfait accord avec le calendrier, le programme, intitulé Cantantibus organis, est largement inspiré de la Passio sanctæ Ceciliæ qui, en 535, relate l'histoire poétique et légendaire de Cécile, jeune vierge romaine martyrisée vers 230, qui fut parmi les saintes les plus vénérées de l'Église primitive.


Les chants liturgiques au programme de ce concert s'inspirent de cet ancien récit. Autour de Cécile gravitent d'attachants personnages : son époux Valérien, qui respectera son vœu de virginité, et son frère Tiburce, ainsi que le saint évêque Urbain, banni de Rome, se cachant parmi les tombeaux.


Scola Metensis-Sainte Cécile
Photo (C) RMN-Grand Palais (musée du Louvre), Thierry Le Mage

 

 

 

 

 

Le texte de la pièce grégorienne Cantantibus organis a valu à Cécile de devenir la patronne des musiciens au XVe siècle et a inspiré à la Renaissance des compositeurs tels Palestrina, Lassus ou Marenzio dont nous chanterons quelques motets.

 

 

 

 

La Scola Metensis a déjà travaillé sur le répertoire liturgique de sainte Cécile en 2005 pour le concert Vox sanguinis, qui fut très apprécié du public et donné en différents lieux, mais c'est la première fois qu'elle consacre un programme complet à la sainte.

 

Le Centre d'études grégoriennes avait également proposé en 2011, dans le cadre des cours au conservatoire de Metz, un programme intitulé La Légende de Cécile avec la participation de la classe de théâtre et de diverses classes instrumentales.

 

Sainte Cécile est souvent représentée jouant d'un organetto, petit orgue portatif à soufflet. Pour Cantantibus organis, la Scola a invité l'organettiste Alban Thomas qui jouera également du clavicythérium.

 

Adyen matres belle

Extrait du Buxheimer Orgelbuch (n° 143)

 

par Alban Thomas au clavicythérium

 

Épitaphe du IVe siècle-Musée de Metz
Photo Laurianne Kieffer, Musée de la Cour d'Or

 

 

 

 

Sur le logo du Centre d'études grégoriennes de Metz, une colombe au rameau d'olivier, symbole de paix depuis la plus haute antiquité, dont on peut voir l'original au Musée de notre ville sur un fragment d'épitaphe du IVe siècle.

 

 

 

Pax aut bellum - La Paix ou la guerre - tel est le titre de notre deuxième concert de la saison qui sera donné le dimanche 31 janvier à 16 heures.

 

Ce florilège de chants médiévaux, renaissants et baroques reprend une thématique que nous avions à peine effleurée en 2009, hors saison à l'Arsenal de Metz, dans le cadre de leur festival franco-allemand annuel Je t'aime, ich auch nicht.

 

Le programme s’ouvre sur la vision de paix d’une Jérusalem idéale que chante l'hymne grégorienne Urbs beata Jerusalem – vision sublimée dans les compositions de l’abbesse rhénane Hildegarde de Bingen (1098-1179) et des maîtres de l’École Notre-Dame de Paris (XIIIe s.). Le Deus sabaoth, Dieu des armées des premiers Hébreux, est aussi le Rex pacificus, Roi qui fait la paix, chanté à Noël.

 

Au tumulte des gens d’armes, aux accents guerriers d’une Bataille de Janequin († 1558) répond la douce certitude de jours meilleurs dans la paix retrouvée des lumineux motets de Schein et Schütz (Verleih uns Frieden), maîtres incontestés du baroque allemand.

 

Caritas abundat

antienne de Hildegard de Bingen

par la Scola Metensis

enregistrement public du 11 janvier 2015 à Guyancourt (Yvelines)

 


La fin de saison sera festive pour le quarantième anniversaire du Centre d'études grégoriennes  d'autres surprises ne sont d'ailleurs pas exclues ! 


Cathédrale de Metz, vitraux de Jacques Villon
Cathédrale de Metz, vitraux de Jacques Villon († 1963)

 

 

 

Pour le troisième et dernier concert, intitulé Vetera sed nova, qui aura lieu le dimanche 13 mars 2016 à 16 heures, la Scola Metensis et le chœur de chambre lorrain Métamorphoses se retrouvent avec bonheur pour un nouveau dialogue passé – présent, confrontant le répertoire grégorien et polyphonique médiéval à quelques belles pages sur les mêmes textes latins, voire les mêmes mélodies, de compositeurs des XXe et XXIe siècles, tels Villa-Lobos, Nystedt ou Busto.

 

 

Nous avons collaboré à plusieurs reprises avec l'ensemble vocal Métamorphoses que dirige Gabriel Baltes : pour un programme Magnificat en 2006 puis Nova et vetera en 2010.

 

Le grand succès auprès du public de ce type de rencontre nous a conduits à renouveler l'expérience avec cette fois davantage de pièces communes, nécessitant un effectif choral important, comme le Jubilate Deo de l'espagnol Javier Busto (* 1949), à la palette sonore richement colorée.

 

D'autres compositeurs, tel le basque Aita Donostia († 1956), écrivent modo gregoriano avec des harmonisations raffinées et sont dans la lignée de ces compositeurs de l'époque romantique qui puisent leur inspiration dans le répertoire médiéval.

 

Ave Maria

de Javier Busto

par la Scola Metensis

enregistrement public du 7 février 2010 à Sarrebourg (Moselle)

 

Marie-Reine Demollière

 

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